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Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question...
La réalisatrice Gaya Jiji s'est nourrie de sa propre histoire d'exil pour écrire ce film, qu'elle a mûri pendant près de sept ans. Elle voulait raconter non seulement le parcours administratif des réfugiés, mais aussi le sentiment profond d'être étrangère à soi-même et aux autres. C'est son second long métrage après “Mon tissu préféré” (2018).
La mise en scène accompagne le déracinement de façon subtile : au début, les couleurs sont pâles et l'image légèrement floue, et plus Selma retrouve un équilibre, plus la photographie évolue. Les critiques saluent unanimement la finesse et l'humanité avec lesquelles Jiji filme ses personnages.
La mise en scène est solide, renforcée par les interprétations naturelles de Zar Amir Ebrahimi et Alexis Manenti.
Zar Amir, qui tient le rôle de Selma, est une actrice iranienne déjà récompensée du prix d'interprétation féminine
au Festival de Cannes 2022 pour “Les Nuits de Mashhad”.
Un drame d'exil sobre et magistralement interprété, porté par une dimension autobiographique sincère, qui, sans surprendre dans sa construction narrative, emporte avec lui les spectateurs dans une émotion inédite et sincère.
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