Green Book - Vo St Fr - Ea

PATRIA

NOS LOISIRS

Mar 26/03 20h00
Ven 29/03 20h30
Lun 01/04 20h00
GENRES Biopic - Drame
DATE DE SORTIE 19/03/2019
ACTEURS

Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini

REALISATEUR Peter Farrelly
DUREE 02h10

Cette ode à l’amitié, portée par un excellent duo de comédiens,est un grand film qui s’appuie à déboulonner les préjugés d’uneAmérique pas si anachronique.

Le « green book » du titre, qu’est-ce donc ? Sa couverture verten’en fait pas un manifeste survivaliste au sein d’une nature verdoyante, mais un guide urbain

pour s’en tirer vivant dans chacun des cinquante États américains, quand on est Noir et qu’oncherche un hôtel. Le précieux sésame doit permettre à Donald Shirley (Mahershala Ali, le père putatif dans Moonlight) de faire une tournée dans les États sudistes sans trop dedommages. Cela dit, Donald n’est pas dupe : il a beau être l’un des pianistes classiques les plus renommés du moment et vivre dans l’opulence à New York, il ne se fait pas d’illusion sur les dangers qui le guettent et le racisme patent dont il sera l’objet, en cette année 1962, lorsde sa tournée. Raison pour laquelle il recherche un chauffeur blanc capable d’en découdre etde le protéger des affreux.

Tony (Viggo Mortensen), quant à lui, vit avec femme et enfants dans un quartier populaire au sein de la communauté italo-américaine. Il travaille dans un club et passe la nuit à surveiller les clients, à sortir ceux qui sont susceptibles de faire du grabuge, à se rapprocher des riches clients plus ou moins mafieux. Lorsque le club ferme pour travaux, il se retrouve temporairement au chômage technique. De fil en aiguille, il entend parler d’un certaindocteur Don qui cherche un chauffeur et se retrouve au-dessus du Carnegie Hall dans un décor pour le moins chargé, entre pièces de collection et monceaux de babioles en tous genres. Qui plus est, le docteur Shirley en question a le sens du décorum et lui fait passer unentretien d’embauche assis en toute modestie sur un immense trône.

Et les voilà partis sur les routes, l’un à l’arrière, classieux, bien élevé, et l’autre à l’avant,popu, un peu vulgaire, qui se demande qui est cet énergumène de patron. La route et sesaléas, le racisme « ordinaire » dont Don est l’objet en toutes circonstances, et le poulet frit les rapprocheront insensiblement. Peter Farrelly (eh oui, le Farrelly « king of comedy » d’il y avingt ans, époque Mary à tout prix) a débusqué cette histoire vraie on ne sait trop où... et peu importe. Ce qu’il en fait, c’est une ode bienvenue à la différence et au vivre ensemble (non, ce n’est pas cliché de dire ça !) et un moment de bonheur fondant. C’est drôle, ciselé, enlevé, et on en redemande !