La Mule - (The Mule) VO St FR - Ea

Prochainement

GENRES Drame - Biopic
DATE DE SORTIE 19/02/2019
ACTEURS

Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburne

REALISATEUR Clint Eastwood
DUREE 01h56

Grand retour de Clint Eastwood, à la fois devant et derrière la caméra, dans un drame parfaitement écrit, à la mise en scène solide et discrète, qui brille par sa bienveillance et son humanisme

À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur.

Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un "supérieur" chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à lui : l’agent de la DEA Colin Bates est plus qu’intrigué par cette nouvelle "mule". Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre...

Contrairement aux idées reçues, La Mule n’est donc pas un film de traque, même si l’enquête de la DEA, menée par le personnage de Bradley Cooper, tout en sobriété, apporte une tension efficace au scénario, puisque au fur et à mesure qu’il se rapproche de Stone, on commence à craindre pour ce vieux bonhomme que l’on a évidemment tout de suite pris en affection. On retrouve aussi la rigueur de Nick Schenk, dans l’évocation de l’organisation d’un cartel de drogue, fort de son expérience sur la saison 3 de Narcos.Eastwood joue ainsi avec plusieurs couches de son cinéma, mais toujours au service d’un mélodrame sur les liens familiaux patiemment construits. Il y a l’idée qu’il n’est jamais trop tard, même à 90 ans, pour demander pardon et apprendre à connaître son prochain.

Au-delà de l’intime, on peut y voir un état des lieux de la société américaine. Délaissant son exploration de la figure du héros américain, déclinée dans une large partie de sa filmographie, Eastwood prend le temps de faire exister à l’écran divers représentants de la classe moyenne, celle qui s’appauvrit