Jusqu'à la Garde - Vf - Ea

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GENRE Thriller
DATE DE SORTIE 20/03/2018
ACTEURS

 Denis Ménochet, Léa Drucker, Mathilde Auneveux

REALISATEUR Xavier Legrand
DUREE 01h33

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.
 

Elle, lui, leurs avocates et la juge, dans son petit bureau. Les ex-conjoints ne se regardent pas, ne se parlent pas, sauf si la juge les interroge. Cette dernière doit régler la garde du gamin, Julien, 11 ans. Leur grande fille, elle, bientôt majeure, pourra faire ce qu’elle veut.Dans un silence crispé, on entend l’enregistrement de l’enfant : celui-ci, décidément, ne veut plus voir son père. Mais la juge accorde à ce dernier une garde alternée, pour qu’il puisse voir son enfant grandir, malgré tout. Il faut bien s’y plier, même si Antoine rechigne. La mère, quant à elle, refuse tout contact avec son ex-mari.

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi cette tension ?Le film ne nous déroulera pas le flashback d’une maisonnée qui s’effiloche et nous épargnera toute visée explicative. Nous restons dans le présent, avec Julien, avec Antoine, le père, avec Myriam, la mère.

Les situations, ordinaires, dégagent un vrai malaise dont on ne saisit que progressivement l’ampleur. Ce père est-il le sale type dont le portrait nous est fait au début ? Il vient pourtant chercher son fils, tente de renouer avec lui. Mais qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Est-ce sa manière subite de se mettre en colère, la peur qu’il peut susciter ? Son obsession de revoir son ex-femme, et la pression qu’il met parfois sur l’enfant, en s’excusant dans la foulée ?

Jusqu’à la garde ne jugera pas : il montrera. Chaque personnage est travaillé, ciselé, pour coller aux basques d’un réalisme saisissant. Pas de diabolisation ni d’angélisme, juste une situation inextricable. La mère en est sortie, le père s’y englue, rongé de frustrations, de colère, d’incompréhensions.
Un premier film d’une grande intensité !